Le tapage médiatique savamment orchestré par le gouvernement présente le nouveau statut d’auto entrepreneur comme étant la
solution miracle : « facturez vous en
trois clics »
Le buz a fait le reste : comparer l’incomparable !
Un auto entrepreneur est le chef de sa micro société
En effet, comme n’importe quel chef d’entreprise, il est responsable juridiquement et commercialement des prestations réalisées pour ses clients. Et en plus de son cœur de métier, il devra
assumer seul, les charges de :
Comme n’importe quel chef d’entreprise, pas de filet de sécurité en cas de défaillance de sa société. Il ne percevra pas
d’indemnisations du Pôle Emploi. Encore moins de parachutes dorés comme les patrons du CAC 40 !
Auto entrepreneur : les risques sans les avantages
A l’usage, l’outil mis à disposition de ces nouveaux chefs d’entreprises montre vite ses limites.
En effet, à l’inverse d’une société classique l’auto entrepreneur ne retrouve pas les possibilités fondamentales comme par exemple :
Encore plus fort ! Après quelques mois d’existence, certains auto entrepreneurs remarquent qu’ils ont un déficit de
crédibilité face à leurs interlocuteurs.
Ce que ne dit pas le pilonnage médiatique
On nous vend ce nouveau statut comme « le produit miracle » : zéro défaut, zéro risque, zéro démarche… Mais on ne nous dit pas que
:
Sans oublier, une couverture « micro sociale » qui ne se suffit pas à elle-même. En effet, si l’auto entrepreneur n’est pas salarié par ailleurs, et qu’il souhaite une vraie couverture sociale, il lui faudra compléter par des offres privées (retraite complémentaire, assurance chômage, prévoyance,…).
L’auto entreprenariat est un nouvel outil à la disposition des créateurs d’entreprises dont il faut connaître les limites avant de s’engager.
Je trouve que cet article éclaire très bien un souci actuel : beaucoup de personnes sans emploi se tournent vers l'auto-entreprenariat comme Ze solution à leurs problèmes.
Une dame de la CCI m'a raconté effarée que certaines personnes ont pour projet de devenir auto-entrepreneur, sans rien de plus précis en tête ! Si Julien Courbet a parlé du commerce florissant des matelats d'eau, tout le monde le lendemain veut se mettre à vendre des matelats !
- Avec le portage, il faut étudier son projet,
- il faut convaincre la société de portage que l'on s'engage sur une voie professionnelle et crédible.
- on est conseillé,
- on a pas tout le lourd quotidien administratif à gérer : comptabilité, déclaration de TVA...
Avec l'auto-entreprenariat, on peut vite partir à la dérive si on ne va pas à la pêche aux infos.
Effectivement la présentation flatteuse que l'on nous fait de l'auto-entrepreneur oublie de préciser que ce dernier est avant tout : le gérant d'une entreprise !
Avec tous les inconvénients (et même pas tous les avantages !).
Sans parler des prévisibles abus dont on commence à entendre parler !
On voit même des petites annonces qui commencent par "Cherche auto-entrepreneur ..." !
...
Amicalement,
Et non seulement salarié mais aussi dans une entreprise suffisamment importante pour permettre ce genre de dispositif.
Or c'est précisemment parce que le monde du salariat ne leur offre plus d'opportunités que certaines personnes se tournent vers un statut d'auto entrepreneur.
Cependant, il n'est pas nécessaire d'avoir un statut de salarié pour être en portage salarial, c'est justement le portage qui vous permettra d'être salarié.
Pour ce qui est de l'importance de la société, elle n'a pas besoin d'avoir les moyens d'une multinationale. C'est justement parcequ'elle n'a pas forcément les moyens de salarier en permanence qu'elle peut faire appel à un consultant (qu'il soit AE ou en Portage Salarial.
Cordialement,
Bonjour,
Auto-entrepreneuse très satisfaite d'avoir choisi ce statut (qui a ses avantages et ses inconvénients, comme le portage...), je tiens juste à rectifier l'info que vous apportez sur les cotisations dûes : elles sont indexées sur les factures réglées (et pas simplement émises). Pour plus d'infos, un lien vers un article qui n'est pas spécialement favorable à l'auto-entrepreneur, mais explique bien ce point : http://www.avocats-strasbourg.com/l-auto-entreprise-loto-entreprise-art61.html
Je pense que lorsque l'on souhaite se lancer en indépendant, il faut tout d'abord s'assurer que l'on va être capable de trouver un marché pour son offre. Le statut reste annexe, chacun doit simplement s'informer pour être sûr de faire le bon choix...
Bien cordialement,
Effectivement chaque statut a ses avantages et ses inconvénients et certains plus d'inconvénients que d'autres
Je suis d'accord avec vous lorsque vous soulignez l'importance de l'étude de marché quand on a décidé de se lancer.
Cependant je ne partage pas votre point de vue sur le choix du statut. Bien au contraire, ce dernier est capital pour une bonne réussite de son projet.
C'est d'ailleurs dans cet esprit que l'on a voulu cet artice : donner des infos qu'il vaut mieux connaître pour faire le choix le mieux adapté à sa situation.
Notre expérience nous apprend que certains AE sont déçus, ils ont l'impression qu'on ne leur a pas donné toutes les cartes au départ ...