Ethique et bonnes pratiques


Le tapage médiatique savamment orchestré par le gouvernement présente le nouveau statut d’auto entrepreneur comme étant la solution miracle :
« facturez vous en trois clics »

Le buz a fait le reste : comparer l’incomparable ! 
 

Un auto entrepreneur est le chef de sa micro société

En effet, comme n’importe quel chef d’entreprise, il est responsable juridiquement et commercialement des prestations réalisées pour ses clients. Et en plus de son cœur de métier, il devra assumer seul, les charges de :

 

  • Comptabilité : tenue d’une comptabilité, déclarations trimestrielles, annuelles, etc.
  • Secrétariat : faire les devis, factures, relances, permanence téléphonique, etc.
  • Gestion de conflits (un conseil : souscrivez à une assurance responsabilité civile professionnelle et vérifiez l’obligation d’une assurance métier)

 

Comme n’importe quel chef d’entreprise, pas de filet de sécurité en cas de défaillance de sa société. Il ne percevra pas d’indemnisations du Pôle Emploi. Encore moins de parachutes dorés comme les patrons du CAC 40 !  
 

Auto entrepreneur : les risques sans les avantages

A l’usage, l’outil mis à disposition de ces nouveaux chefs d’entreprises montre vite ses limites.

En effet, à l’inverse d’une société classique l’auto entrepreneur ne retrouve pas les possibilités fondamentales comme par exemple :

 

  • Pour les mêmes risques, des gains limités
  • Pas de prise en compte des frais réels
  • Pas d’amortissement possible sur les investissements
  • Pas de récupération de TVA
  • Pas de possibilité de salarier un collaborateur

 

Encore plus fort ! Après quelques mois d’existence, certains auto entrepreneurs remarquent qu’ils ont un déficit de crédibilité face à leurs interlocuteurs. 

Ce que ne dit pas le pilonnage médiatique

On nous vend ce nouveau statut comme « le  produit miracle » : zéro défaut, zéro risque, zéro démarche… Mais on ne nous dit pas que :

  • Les cotisations sont dues sur les impayés, les charges sont à payer sur les factures émises et non sur les factures réglées.
  • Les frais ne sont pas reconnus en tant que frais. Les factures fournisseurs, frais de déplacement, achat de matériel ne sont donc pas déductibles du montant imposable.
  • Le patrimoine personnel est exposé par défaut. Il est néanmoins possible de le « protéger » par acte notarié. Cependant, la faute de gestion du chef d’entreprise ne rentre pas dans le cadre de cette « protection ».

 

Sans oublier, une couverture « micro sociale » qui ne se suffit pas à elle-même. En effet, si l’auto entrepreneur n’est pas salarié par ailleurs, et qu’il souhaite une vraie couverture sociale, il lui faudra compléter par des offres privées (retraite complémentaire, assurance chômage, prévoyance,…).

 

L’auto entreprenariat est un nouvel outil à la disposition des créateurs d’entreprises dont il faut connaître les limites avant de s’engager.


Tags : Le Touilleur Express, Le Petit économiste, L'Entreprise.com, LOIRET ECO , F.e.N.P.S
Par Le blog du Portage Salarial
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 10:47
- Publié dans : Ethique et bonnes pratiques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander



P
our faire grossir leurs rangs, beaucoup de Sociétés de Portage Salarial (SPS) proposent des missions sur le modèle de l’intérim. La tentation est donc grande de céder aux chants des sirènes.

 

Cependant, a t'on bien réfléchi au revers de la médaille ?



En effet si les missions sont proposées par le « service de facturation » à qui il a confié sa propre clientèle, alors, le freelance en Portage Salarial
   

 

  • perd l’exclusivité commerciale avec ses clients
  • devient dépendant de sa Société de Portage Salarial
  • devient intérimaire de fait !!!

 


Bien entendu, les SPS se défendent en arguant :

 

  • « apporter plus de services. »
  • « répondre aux attentes du plus grand nombre »
  • « trouver des missions en temps de crise ! »

 

Mais, qui dit proposition de mission dit service commercial !

 

Un service commercial performant infiltrera en priorité le portefeuille client de la SPS, donc vos clients …

Les bonnes pratiques voudraient qu’une SPS n’ait pas de droit, mais uniquement des devoirs sur votre clientèle.



Ainsi lorsque l'un de vos clients contacte directement votre SPS, celle-ci devrait vous en faire part et libre à vous de :

 

  • Répondre à cette offre de mission
  • La répercuter dans votre propre réseau,
  • la soumettre au réseau des adhérents de la SPS
  • décider qu’il n’y a pas de suite à donner




 

Mieux vaut être abonné à une plate forme d'offres de missions spécialisées pour freelance et agir en véritable indépendant plutôt que d’être un "indépendant dépendant" de sa société de portage salarial !

 

 

 

 Le propre de l’indépendance est d’exercer son activité dans une relation d’entreprise à entreprise.

C’est le fondement même de travailler pour son propre compte.

 



 

Une Société de Portage Salarial n’est pas une boîte d’intérim !



Tags : Cadremploi.fr, emploi yakaz, cyber-emploi-centre, freelance informatique, meteojob

Par Le blog du Portage Salarial
Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 12:54
- Publié dans : Ethique et bonnes pratiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Une société de portage salarial peut aussi être organisme de formation professionnelle continue. Quelle que soit votre manière de dispenser de la formation, elle vous décharge de toutes les tâches annexes très énergivores.

Une société de portage qui sait gérer la formation professionnelle prendra en charge les démarches administratives particulières à cette activité :

 

-     Mise à disposition de convention de formation 

-     Pointage des feuilles de présence

-     Emission de la facture

-     Fourniture de documents spécifiques (attestations stagiaires et employeur)

-     Établissement des Bilans pédagogiques et Financiers dans le cadre de la formation professionnelle continue.

 

Quelles sont les trois grandes catégories de formateurs :  


- Les formateurs qui animent et organisent : de A à Z des sessions de formation intra ou inter entreprises.

- Les formateurs occasionnels : à la suite d'une prestation type développement logiciel, création de site web, le client leur demande une prestation complémentaire de formation.

 - Les formateurs consultants : ils vendent leurs prestations à la journée en général auprès de sociétés de formation.

 


Comment ces différents métiers peuvent-ils s’articuler autour du portage salarial ?


 

Les formateurs animateurs et organisateurs

Ils portent entièrement le projet de la formation, ils ont donc des besoins supplémentaires :

       -  location de salle ou de matériel,
       -  achat de supports de cours,
       -  interventions d’autres confrères,
       -  ...

La société de portage salarial règle les fournisseurs directement, et permet de gérer l'intervention d'autres formateurs (soit sur facture, soit en portage salarial).

La société de portage peut également donner la possibilité  de répondre aux appels d’offres (service appréciable auprès des administrations et des grands comptes).

 


Les
formateurs occasionnels


Ils dispensent le plus souvent des formations du type intra entreprises (tous les stagiaires appartiennent à la même entreprise). Elles se déroulent en général dans les locaux de la société.


Une société de portage salarial référencée en tant qu’organisme de formation, integrera ce type de conventions dans le cadre de la formation professionnel continue.

L’entreprise cliente pourra alors choisir de demander :

     -  Une prise en charge directe auprès de son OPCA, et la société de Portage facturera ce dernier.
     -  A se faire rembourser le coût de la formation ultérieurement
.


 

Les formateurs consultants

Ils offrent une prestation « simple » au niveau contractuel. Un prix de journée est définie par type de formation.
Ces journées vendues sont facturées à la fin de chaque session ou de chaque mois, ce qui constitue le salaire.

Il exite différentes plateformes proposant des missions ou permettant de décrire ces compétences.

Préférez toujours des réseaux indépendants de votre société de portage.

 


Ce qu'il faut retenir

Il est de la compétence d'u
ne bonne société de portage salarial de savoir gérer les particularismes administratifs de la formation professionnelle continue, en revanche, la gestion commerciale et la communication  restent les chasses gardées du formateur
.
  





Tags : Centre Inffo  D.R.T.E.F.P
Par Le blog du Portage Salarial
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 16:15
- Publié dans : Ethique et bonnes pratiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Abonnement RSS

  • Flux RSS des articles

Rechercher

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus