Organisation de la profession

Accord sur le portage salarial : la FeNPS s’insurge contre un accord élitiste, discriminatoire et qui ne correspond pas au mandat confié

Le 29 juin 2010

 

La FeNPS ne peut que contester l’accord signé le 24 juin 2010 sur le portage salarial car totalement élitiste et discriminatoire.

En limitant le portage salarial uniquement aux cadres, les signataires de l’accord vont évincer plus de la moitié des professionnels faisant actuellement appel au portage salarial et vont restreindre le nombre de personnes potentiellement concernées à 30.000 cadres au lieu de 600.000 personnes.

De plus, le contenu de l’accord ne respecte pas le mandat confié par le gouvernement qui était d’organiser le portage salarial et non d’en donner une nouvelle définition restrictive.

Les seules vraies instances représentatives de la profession ayant été exclues de manière incompréhensible des négociations et n’ayant été « consultées » que pour pure forme au cours de ces deux dernières années, la FeNPS ne peut cautionner un tel accord : son contenu ne correspond pas à la réalité économique et sociale du portage et nie l’intérêt des Portés.

En limitant ainsi le portage salarial, cet accord, s’il venait à être imposé, priverait la France d’un véritable outil de croissance. Et la FeNPS en appelle au législateur afin de permettre au portage salarial d’évoluer dans un cadre législatif et réglementaire permettant à près de 600.000 personnes au chômage d’avoir accès à cette solution d’emploi innovante.

Depuis le début nous militons pour :

- permettre à tout professionnel (cadre ou non-cadre) d'exercer son métier en portage salarial, dès lors qu'il est réellement autonome dans la commercialisation et la réalisation de ses prestations ;

 

- Créer un code APE spécifique  et imposer une « exclusivité » d’activité aux sociétés de portage salarial, pour éviter toute confusion entre portage et emploi « classique » ;

- Créer un contrat de travail spécifique au portage salarial que seules les entreprises de portage pourront établir (en Contrat à Durée Déterminée ou en Contrat à Durée indéterminée) et officialiser le mode de calcul de la rémunération des portés ; 

- ajouter au Code du Travail un chapitre dédié  spécifiquement au portage salarial au même titre que ce qui est fait pour les Entreprises de Travail à Temps Partagé.

 

Ethiquement responsable, La Fédération Nationale du Portage Salarial par sa position d’acteur historique, se doit d’être le garante d’un portage salarial répondant aux attentes de ses utilisateurs tout en sécurisant leur parcours.

Or l’accord passé le 24 juin 2010, ne protégeant pas aux mieux les intérêts des salariés portés et ne reflétant pas la réalité du portage salarial, il nous parait inacceptable qu’il soit appliqué.

 

A propos de la FeNPS

La Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) représente 70 % des entreprises de portage syndiquées, avec plus de 100 agences et établissements en France.

Ses adhérents sont signataires de la Charte d’éthique du portage salarial qui garantit la sécurité juridique et financière des portés.

La FeNPS se compose d’une structure élue avec un Conseil d’administration de 14 membres, un bureau de 6 membres et d’une structure permanente animée par un délégué général.

Président : Baudouin des Courtils

Plus d’informations sur www.fenps.fr

FeNPS :

149, avenue du Maine - 75014 PARIS

Contact presse :

Franck MARCQ - Responsable communication externe franck.marcq@fenps.fr

 

 

Par Le blog du Portage Salarial
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 12:38
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PORTAGE SALARIAL : VERS UN ACCORD ELITISTE RESERVE AUX SEULS CARDES ? 

Le 6 juin 2010

 

Malgré 2 ans de négociation laborieuses, en ayant exclu les représentants de la profession, il semblerait que le projet d'accord issu de la rencontre du 3 mai dernier soit réjeté par les organisations syndicales : contre-proposition des syndicats, nouvelle réunion paritaire le 7 juin et éventuelle signature reportée au 10 juin. 

 

Cette séance de négociation du 3 mai devait pourtant être la dernière car le mandat de 2 ans

donné à l’intérim par la loi du 25 juin 2008 prend fin ce mois-ci. En effet, c’était par dérogation

temporaire aux règles constitutionnelles de représentativité (et en dépit de la légitimité … et du

bon sens !) que la branche du travail temporaire, grâce à d’habiles manoeuvres, avait obtenu de

se voir confier les négociations sur le portage salarial, excluant ainsi les vrais représentants de la

profession.

 

Or, malgré près de 2 ans de débat, il semblerait que les partenaires sociaux n’aient toujours pas

réussi à se mettre d’accord sur la bonne manière de réaliser la mission qui leur était confiée par

la loi, à savoir « organiser le portage salarial » !

 

Doit-on y voir chez les négociateurs le manque de connaissance réelle de notre

profession, ses vrais représentants ayant été exclus de la négociation par l’influence habile du

Prisme, syndicat patronal de l’Intérim ?

 

Doit-on y voir le reflet de divergences d’intérêts entre les acteurs « officiels » de cette

négociation, l’intérêt même du portage salarial et des portés semblant relégué au second rang ?

En effet, au lieu d’ « organiser le portage salarial », l’accord ainsi rédigé en donne une nouvelle

définition très restrictive et élitiste, limitant son application aux cadres gagnant plus de 3 550 €

bruts par mois (2 800 € plus congés payés, indemnité de fin de contrat et d’apport d’affaires).

 

Doit-on y voir une tactique habile de l’Intérim pour récupérer le portage des cadres et

étouffer la concurrence du portage des non cadres ? Sinon, comment interpréter des

mesures qui conduiraient à la fermeture de nombreuses entreprises sérieuses exerçant leur

activité depuis des années ? Comment comprendre des dispositions qui excluent de fait plus de

54 % des portés exerçant actuellement une activité pourtant viable (chiffres FeNPS janvier

2010) ?

 

A ce titre, même si elle intègre une obligation d’exclusivité qui clarifierait la situation, la

contreproposition récente des organisations syndicales de salariés n’améliore pas ce

constat d’exclusion : en limitant le portage aux cadres et en haussant le minimum de

rémunération mensuelle au niveau du plafond de la Sécurité Sociale, elle diminue encore plus le

périmètre concerné par le portage salarial, contraignant les autres salariés à retourner vers des

solutions précaires, voire vers le travail clandestin.

 

A l’issue de ces 2 années de négociations partisanes, confisquées aux acteurs de la profession,

devrons-nous nous satisfaire d’un portage salarial élitiste, réduisant son accès aux plus

favorisés et rejetant les autres dans la précarité ?

Ou voulons-nous au contraire prendre en compte les 600 000 personnes potentiellement

concernées par le portage salarial comme moyen sécurisé de retour à l’emploi ?

 

La FeNPS en appelle au gouvernement et au législateur, en leur demandant de prendre en

compte les propositions globales et cohérentes de réglementation qu’elle a élaborées à

l’éclairage de plus de 10 ans d’expérience de ses adhérents.

 

A propos de la FeNPS

La Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) représente 70% des entreprises de portage

syndiquées, avec plus de 100 agences et établissements en France. Elle accompagne 16 000

salariés générant près de 50% du chiffre d’affaires de la profession avec une progression de 20%

par an.

Ses adhérents sont signataires de la Charte d’éthique du portage salarial qui garantit la sécurité

juridique et financière des portés.

 

La FeNPS se compose d’une structure élue avec un Conseil d’administration de 14 membres, un

bureau de 6 membres et d’une structure permanente animée par un délégué général.

Président : Baudouin des Courtils

Plus d’informations sur www.fenps.fr

 

Contact presse : Jacques Gosselin - Délégué Général - 0 811 09 44 60

 

 

Par Le blog du Portage Salarial
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 09:30
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NEGOCIATIONS SUR LE PORTAGE SALARIAL : LA FeNPS ECRIT AUX PARTENAIRES SOCIAUX 

Le 13 avril 2010

 

Ayant été dessaisie du dossier au profit de la branche de l'intérim, la Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) vient d'adresser un courrier à chacune des organisations patronales et salariales chargées de la négociation en cours sur le portage salarial.

Nous souhaitons confirmer par ce courrier les termes de notre échange avec les représentants du Prisme le mercredi 10 mars dernier, suite à la réunion de commission mixte paritaire en date du 9 mars 2010.

Pour information, ce courrier est adressé à toutes les parties présentes aux négociations et en copie à nos confrères de l’UNEPS et du SNEPS.

Bien que reconnaissant que les négociations menées depuis près de 2 ans ont permis de faire évoluer les positions des différentes parties prenantes sur de nombreux sujets, nous ne pouvons néanmoins soutenir les termes du projet d’accord sur les 5 points qui suivent : statut cadre, exclusivité d’activité, contrat de travail, garantie financière et période transitoire.

Statut cadre


Nous tenons tout d’abord à rappeler que le mandat confié au Prisme et aux organisations syndicales de salariés est d’organiser le portage salarial tel qu’il existe, et en aucun cas de lui donner une nouvelle définition, comme cela est stipulé dans le texte de l’ANI du 11 janvier 2008, article 19, rappelé ci-dessous :

« Considérée comme entachée d’illégalité, cette forme d’activité répond cependant à un besoin social, dans la mesure où elle permet le retour à l’emploi de certaines catégories de demandeurs d’emploi, notamment des seniors. Il est souhaitable de l’organiser afin de sécuriser la situation des portés ainsi que la relation de prestation de service ».

Par ce texte, il est également demandé aux négociateurs de définir des dispositions facilitant le retour à l’emploi de demandeurs d’emploi (et notamment des seniors) et de sécuriser la situation des portés.

  • Or, force est de constater, qu’à ce jour, près de la moitié des portés a un statut non cadre.
De même, près de 90 % des demandeurs d’emploi et des seniors possédaient un statut non cadres avant de perdre leur emploi !

Dans le projet d’accord, il est question de limiter l’utilisation du portage salarial aux seuls cadres, mais quelle est la légitimité d’un tel sectarisme ? Les non-cadres n’ont-ils pas aussi le droit de travailler et de gagner leur vie comme les autres ? Comment peut-on envisager d’exclure de cette nouvelle solution d’emploi toutes les personnes non cadres ? Il est difficile de comprendre une telle position alors qu’il est annoncé qu’un million de chômeurs arrêterait de percevoir leur indemnisation Assedic de retour à l’emploi au cours de l’année 2010. Pourquoi, dans le contexte économique et social actuel, laisser délibérément autant de monde sur le bord du chemin ? Pourquoi ne pas offrir aux demandeurs d’emploi cette possibilité supplémentaire de retour à une activité professionnelle ?

Exclusivité


Nous partageons sans réserve le fait que l’activité de portage salarial soit exclusive et ne puisse être exercée que par des sociétés regroupées sous un même code APE à créer. En revanche, nous ne pouvons accepter qu’un régime de faveur soit octroyé aux agences des sociétés d’intérim qui, selon le projet d’accord, pourraient déroger à la règle ci-dessus. Cela ne peut qu’encourager au mélange des genres et, là encore, il n’y a aucune légitimité à cette exception.

 
La confusion entre portage salarial et intérim est certes très souvent faite, mais ce n’est pas une raison pour l’amplifier au travers de ce projet d’accord. Les différences entre les deux régimes sont nombreuses. Les finalités et processus divergent radicalement comme nous le rappelons ci-après.

Tandis que l’entreprise de travail temporaire met un salarié à disposition de ses propres clients, il revient au porté d’aller démarcher ses clients ou futurs employeurs. Il doit déployer ses compétences relationnelles et convaincre de son expertise pour atteindre son objectif professionnel. La société de portage n’a pas pour objectif de lui apporter sa clientèle et des missions.

En portage salarial, le porté offre à son client, sans lien de subordination avec lui, un apport de compétences ne faisant pas partie du cœur de métier de l’entreprise. Par opposition, l’intérim représente un apport de ressources sur les métiers au cœur de l’exploitation courante de l’entreprise utilisatrice, l’intérimaire étant opérationnellement subordonné au client. Le porté est un prestataire du client, alors que l’intérimaire agit comme un salarié de l’entreprise utilisatrice.

Par ailleurs, c’est le porté qui négocie ses tarifs d’intervention. Dans l’intérim, c’est la politique salariale de l’entreprise utilisatrice qui va déterminer le salaire de l’intérimaire.

La rémunération nette d’un porté est calculée à partir du chiffre d’affaires hors taxe négocié, après déduction des frais et des charges sociales et non à partir de la politique de rémunération en vigueur chez le client. Le porté se rémunère à partir de la réalisation de sa prestation et des « livrables » fournis, alors que l’intérimaire est rémunéré par son temps de présence.

 

Autre différence significative : le porté travaille généralement pour plusieurs clients en parallèle. Un porté ne travaille donc que partiellement chez un client alors qu’un intérimaire travaille habituellement à temps plein chez le client où un poste précis lui est dédié.

  • Même si le schéma triangulaire de base entre client, porté et entreprise de portage semble identique à celui de l’intérim (entre client, intérimaire et société d’intérim), la dynamique est diamétralement opposée.

 

Cette différence est déterminante : la société de portage est avant tout au service du porté et défend les intérêts de ce dernier vis-à-vis du client ; à l’inverse, la société d’intérim est au service du client final et c’est très logiquement l’intérêt de ce dernier qu’elle défend.

Contrat de travail et adaptation du Code du Travail


Pour 50% des intervenants en portage salarial (les personnes en recherche d’emploi, les jeunes à la recherche d’une première expérience professionnelle, ceux qui souhaitent créer leur entreprise après avoir testé et validé leur projet), le portage salarial représente une solution de transition. Pour l’autre moitié (les professionnels autonomes souhaitant développer leur activité sans avoir à créer leur propre structure juridique et les seniors qui éprouvent beaucoup de difficultés à trouver un nouvel emploi), le portage salarial représente une solution structurelle durable. À partir de là, pourquoi vouloir ne se limiter qu’à des contrats de type CDD via cet accord ? Cette restriction est pour le moins surprenante !


Si le porté bénéficie des mêmes avantages qu’un salarié en termes de protection sociale, il ne peut être considéré comme un salarié « classique » puisque le porté doit démarcher lui-même ses propres clients.

Par ailleurs, c’est le porté qui choisit sa société de portage et non l’employeur qui choisit son salarié. Il y a bien là une logique tout à fait différente de la relation classique employeur/employé.

En outre, c’est le porté qui génère sa propre rémunération. La rémunération est un des éléments fondamentaux différenciant le portage et le salariat. En effet, la détermination de la rémunération du porté et de celle d’un salarié classique répond à deux logiques très différentes :

  • Pour le salarié, c’est l’entreprise qui fixe son salaire brut en fonction de la politique salariale de l’entreprise.
  • Pour le porté, c’est lui qui génère sa propre rémunération par le biais du chiffre d’affaires qu’il produit.

Le portage salarial est ainsi une forme d’emploi qui se distingue clairement des autres régimes existants et qui mérite un cadre juridique spécifique, au même titre que l’intérim ou l’auto-entrepreneur. C’est la raison pour laquelle nous insistons sur la nécessité de créer un nouveau type de contrat qui soit un « contrat de travail en portage salarial » et qui, selon l’objectif professionnel du porté, puisse être de nature CDD ou CDI. La reconnaissance des différences entre le contrat de travail classique et le contrat de travail en portage salarial devra être officialisée dans un chapitre du Code du Travail à créer spécifiquement pour le portage salarial, et non dans la section VII du chapitre 1 (LIVRE II - TITRE 5) consacré au contrat de travail des entreprises de travail temporaire, comme c’est le cas aujourd’hui. Le portage salarial mérite un chapitre à part entière, au même titre que ce qui est fait pour le temps partagé dont l’ampleur économique et sociale est nettement inférieure à celle du portage salarial.

 

Garantie financière

 

La Fédération Nationale du Portage Salarial est favorable à ce qu’une réflexion soit menée sur le thème de la garantie financière mais il n’y a, là encore, aucune légitimité à imposer ce processus dès signature de l’accord, alors que les entreprises de portage salarial cotisent toutes déjà au Fonds national de garantie des salaires. À ce jour, seules les entreprises de travail temporaire ont à prévoir une garantie financière pour leurs salariés, mais il est à préciser que cette garantie se substitue à la cotisation FNGS. La Fédération Nationale du Portage Salarial est donc tout à fait prête à étudier et accepter cette garantie financière mais uniquement dans la mesure où celle-ci se substituerait à l’actuelle cotisation FNGS. Il n’y a aucune raison objective à superposer deux cotisations pour un même motif alors que la santé financière des sociétés de portage n’est en rien plus critique que celle d’une entreprise du BTP, de mécanique générale ou de tout autre secteur d’activité. Pour quelle raisons stigmatiser ainsi les entreprises de portage salarial ?

Période transitoire


La période transitoire telle qu’elle est définie actuellement a pour effet d’obliger les entreprises de portage salarial à appliquer une nouvelle définition du portage d’ici 2 ans, ce qui n’est pas du tout l’esprit du texte de l’ANI du 11 janvier 2008 qui demande aux négociateurs de l’accord d’organiser le portage tel qu’il existe. Nous ne pouvons accepter que les entreprises soient contraintes à se soumettre à un nouveau périmètre restreint, au risque de priver la grande majorité des portés potentiels de cette solution d’emploi innovante que représente le portage salarial.

En forme de conclusion de ce courrier, et pour ne pas se limiter à une réaction négative aux propositions en cours négociées entre le PRISME et les organisations syndicales de salariés, nous tenons à préciser ci-dessous les principales propositions de la FeNPS :

  • donner accès au portage salarial à tout professionnel (cadre ou non-cadre) maîtrisant son métier et capable de trouver par lui-même ses futurs clients ou employeur ;
  • réserver un code APE spécifique aux entreprises de portage salarial dont l’activité serait exclusive, sans dérogation pour les sociétés d’intérim ;
  • prévoir un contrat de travail spécifique au portage salarial que seules les sociétés de portage pourront établir, contrat qui pourrait être en CDD ou en CDI selon le contexte et l’objectif professionnel de l’intervenant en portage ;
  • dédier un chapitre du Code du Travail au portage salarial (et non une sous-section du travail temporaire) au même type que ce qui est fait actuellement pour le temps partagé ;
  • officialiser le mode de calcul de la rémunération qui est établi à partir du chiffre d’affaires généré, et non à partir d’un salaire brut comme cela est fait pour les contrats de travail classiques entre employeurs et employés (en appliquant bien sûr des minima selon le statut) ;
  • obliger les entreprises de portage salarial à souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle adaptée.

 

En vous remerciant d’intervenir pour que le bon sens soit enfin privilégié et prenne le pas sur certains intérêts partisans, nous restons bien évidemment à votre disposition pour échanger sur tous ces sujets avant la prochaine CMP planifiée le 3 mai 2010.

 

 



 

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Par Le blog du Portage Salarial
Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /2010 13:46
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LA FEDERATION NATIONALE DU PORTAGE SALARIAL RENFORCE SON DIALOGUE SOCIAL 

Paris, le 1er mars 2010

Lors de sa réunion du mardi 23 février 2010, le Conseil d’Administration de la Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) a confié à sa Commission Sociale le soin de poursuivre le dialogue social de Branche du portage salarial afin de garantir la sécurité juridique de ses salariés portés.

 

Cette décision est un signal fort en réaction aux récents arrêts rendus par la Chambre sociale de la Cour de cassation, réaffirmant « l’obligation pour les sociétés de Portage salarial de ne pas s’affranchir des règles d’ordre public du droit du travail » rappelle Marc Salez, Vice-président de la FeNPS,  chargé des affaires juridiques. 

Soucieuse de la sécurisation juridique de ses salariés portés et de l’avenir de sa profession, la Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS), syndicat professionnel du portage salarial regroupant sur l’ensemble des régions plus de 50 employeurs, 120 agences et près de 16.000 salariés, a naturellement vocation à investir le champ des négociations collectives de Branche.

 

Mission de la Commission Sociale de la FeNPS

Sous l’égide du Conseil d’Administration présidé par Baudouin des Courtils, la Commission Sociale est en charge de :

§        poursuivre les relations de confiance établies avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics ;

§        assister ses adhérents dans la préparation et la négociation des conventions ou accords collectifs, avec les organisations syndicales représentatives, dont l’objet a trait directement ou indirectement, aux relations sociales entre les sociétés de portage salarial et leurs salariés ;

§        représenter les intérêts des adhérents au sein des groupes de travail auprès des institutions.

 

Dans le cadre des négociations en cours,  la Commission Sociale a pour principales missions :

§        soutien au renouvellement et à la mise en œuvre des instances représentatives du personnel auprès des sociétés adhérentes ;

§        préparation des conventions et accords collectifs ;

§        préparation des prochaines commissions paritaires.

 

Une attention toute particulière est donnée aux thèmes suivants :

o        dialogue social au sein des entreprises de portage salarial

o        minima sociaux

o        activités pratiquées en portage

o        formation professionnelle

o        prévoyance

o        mutuelle

o       garantie financière

 

Un audit a été diligenté par Baudouin des Courtils, Président de la FeNPS, pour faire l’état des lieux de la situation sociale au sein des entreprises adhérentes.

 

D’ores et déjà « la Fédération s’engage à fournir tous les renseignements statistiques dont elle dispose concernant l’activité de portage salarial de ses adhérents » assure Guillaume Cairou, Président de la Commission Sociale de la FeNPS.

 

Les syndicats de salariés sont donc invités à participer aux travaux de la Commission Sociale pour dynamiser le dialogue social de Branche, que la FeNPS souhaite constructif et durable grâce à la mobilisation de l’ensemble de ses adhérents.

 

La FeNPS estime à près de 500.000 personnes le nombre de portés potentiel qui – à court terme – pourrait progressivement retrouver un emploi, grâce à plus de 20 ans de savoir-faire acquis dans l’accompagnement de porteurs de projets et de demandeurs d’emploi pour lesquels il n’existe souvent pas d’alternative (jeunes diplômés, créateurs d’entreprise, seniors, chômeurs de longue durée, retraités en cumul emploi retraite, …).

 

A propos de la FeNPS

La Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) représente 70% des entreprises de portage syndiquées, avec plus de 100 agences et établissements en France. Elle accompagne 16 000 salariés générant près de 50% du chiffre d'affaires de la profession avec une progression de 20% par an.

Ses adhérents sont signataires de la Charte d'éthique du portage salarial qui garantit la sécurité juridique et financière des portés.

La FeNPS se compose d'une structure élue avec un Conseil d'administration de 14 membres, un bureau de 6 membres et d'une structure permanente animée par un délégué général.

Président : Baudouin des Courtils

Délégué général : Jacques Gosselin

En savoir plus : www.fenps.fr

 

A propos de la Commission Sociale de la FeNPS

La Commission sociale, composée de dirigeants d’entreprises ou de leurs représentants, comporte actuellement 15 membres à travers 10 délégations régionales. Elle se réunit suivant une fréquence qui dépend de l’actualité sociale et des dossiers en cours.

 

Contacts

Guillaume Cairou – Tél. +33 (0)1 58 56 39 00 – guillaume.cairou@fenps.fr

Marc Salez – Tél. +33 (0)1 72 33 93 40 – marc.salez@fenps.fr

 



 

Tags : Fe.N.P.S 

Par Le blog du Portage Salarial
Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 12:02
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Portage salarial : un avenir remis en cause ? 

 

La Fédération Nationale du Portage Salarial tire le signal d’alarme : la France peut-elle prendre le risque de passer à côté du potentiel réel du portage salarial, en tant qu’outil de retour à l’emploi et de création d’activité ?

En effet, malgré tous les efforts des représentants de la profession, l’orientation actuelle des négociations entre les partenaires sociaux risque d’aboutir aux conséquences suivantes :

  • L’exclusion de la plupart des métiers, sauf prestations intellectuelles et formation !
  • L’exclusion de toutes les activités ne permettant pas d’atteindre un salaire mensuel d’au moins 2 600 € !
  • L’exclusion de toutes les personnes dont les activités ne permettent pas de financer les charges supplémentaires du statut cadre !
  • La définition d’un portage organisé avant tout comme une solution transitoire, au détriment de tous ceux qui y trouvent au contraire un statut stable et sûr pour pérenniser leur activité, et qui représentent près de 50 % des portés actuels !
  • La dénaturation du portage salarial par le mélange des genres avec l’intérim qui pourrait ainsi s’exonérer des contraintes du champ d’application limité du travail temporaire.

En réservant ce statut à « l’élite », en le confiant à l’intérim et en imposant des règles centrées sur un usage temporaire, ces orientations font craindre les résultats suivants :

  • A long terme, et malgré ses atouts reconnus en matière de sécurité et de flexibilité, ces modalités limiteront de fait le développement du portage à environ 50 000 personnes en France. Au contraire, toutes les statistiques actuelles (demandeurs d’emploi, création d’entreprise, auto-entrepreneur, travail des seniors) tendent à démontrer que le portage s’adresse à une population de plus de 500 000 personnes !
  • A court terme, cela risque d’obliger à la fermeture de nombreuses sociétés de portage qui interviennent valablement depuis des années hors du périmètre pris en compte. Ces entreprises représentent pourtant un maillage indispensable du territoire national en permettant à plusieurs milliers de portés de vivre de leur métier. Ces portés devront-ils cesser leur activité, ou n’auront-ils comme seule échappatoire que de se tourner vers d’autres statuts plus précaires ? Quid également des salariés permanents de ces entreprises ?
  • A court terme également, de très nombreux candidats au portage risquent de se détourner des avantages de ce statut par manque de confiance. En effet, l’exercice du portage dans les sociétés d’intérim induit un conflit d’intérêt évident : là où une société de portage est au service du porté sans aucune ambiguïté, que dire de la société d’intérim dont la démarche est avant tout au service du client final ? De qui défendra-t-elle les intérêts lors d’une négociation ? Comment garantira-t-elle au porté qu’elle ne touchera pas à sa clientèle ? A terme, cette dénaturation profonde du portage salarial, qui a pourtant fait ses preuves depuis 20 ans, pourrait conduire tout simplement à sa disparition.

 

Dans ce contexte, la FeNPS ne peut qu’exprimer sa profonde inquiétude, non seulement pour les entreprises qu’elle défend, mais également pour l’ensemble des personnes qui risquent de se voir ainsi interdire l’accès au portage salarial comme tremplin vers l’emploi ou la création d’entreprise.
Or, en s’appuyant sur plus de 10 ans d’expérience de ses adhérents, la FeNPS a élaboré un projet de réglementation dont elle tient à rappeler ici les principales orientations. Celles-ci visent à garantir la sécurité de ce statut pour tous ses acteurs, à commencer par le porté lui-même :

1. L’autonomie du porté
Le portage salarial est basé sur l’autonomie du porté dans la commercialisation et la réalisation de ses prestations. C’est « LE » point fondateur de la spécificité du portage : le porté choisit librement sa clientèle, négocie les modalités et la tarification de ses interventions et réalise ses prestations de manière autonome. Dès lors, la possibilité d’intervenir en portage ne se définit en premier lieu ni par le métier, ni par le statut cadre, ni par le type de clientèle, mais par la réelle autonomie du porté.

2. L’exclusivité de l’activité de portage
Le portage salarial doit impérativement être pratiqué dans une structure dont il est l’activité exclusive, afin de garantir au porté :

  • Que sa clientèle ne sera pas détournée à d’autres fins,
  • Que la société de portage sera bien à son service avant tout, et non au service des clients,
  • Que le portage n’ouvrira pas la porte à des abus visant à du placement de personnel ou à de « l’embauche » à bon compte.

3. Des principes de rémunération adaptés
Le porté négocie lui-même le prix de ses prestations et son mode de rémunération doit en tenir compte : s’il est évidemment souhaitable que des minima sociaux soient définis pour éviter les abus, il faut qu’ils soient réalistes et adaptés aux spécificités du portage, pour éviter d’exclure des activités pourtant viables en portage.

4. Un contrat de travail cohérent
Le portage salarial pouvant être aussi bien un statut durable qu’une solution transitoire vers un retour à l’emploi ou la création d’entreprise, il est souhaitable de pouvoir utiliser le CDI comme le CDD suivant le cas.
Le CDI est évidemment à privilégier pour des activités pérennes ou des prestations successives. D’autant qu’il offre une sécurisation stable du porté, y compris pendant sa prospection entre deux prestations.
Le CDD reste néanmoins un cadre adapté à des missions ponctuelles.

5. Une garantie des salaires
Afin de sécuriser le salaire du porté, une solution de garantie financière est à étudier, en alternative ou en complément avec le Fond National de Garantie des Salaires, auquel évidemment les sociétés de portage salarial cotisent déjà.

Sur ces bases, la FeNPS souhaite poursuivre les échanges avec les acteurs représentatifs de la professiont, dans la démarche constructive qu’elle a toujours manifestée malgré les tentatives de récupération par la branche de l’intérim.

A propos de la FeNPS
La Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) représente 70% des entreprises de portage syndiquées, avec plus de 100 agences et établissements en France. Elle accompagne 16 000 salariés générant près de 50% du chiffre d’affaires de la profession avec une progression de 20% par an.
Ses adhérents sont signataires de la Charte d’éthique du portage salarial qui garantit la sécurité juridique et financière des portés.
La FeNPS se compose d’une structure élue avec un Conseil d’administration de 14 membres, un bureau de 6 membres et d’une structure permanente animée par un délégué général.
Président : Baudouin des Courtils (dirigeant de la société Abscisse Partners)
Délégué général : Jacques Gosselin



 

Tags : Fe.N.P.S 

Par Le blog du Portage Salarial
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 11:51
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Quand l'intérim utilise le portage salarial pour s'affranchir de la loi !

Rappel : le portage fait l'objet de négociations débutées il y a 18 mois. A l'époque, les pouvoirs publics avaient confiés aux représentants de l'intérim la mission d'organiser l'activité de portage. Aujourd'hui, et bien loin de la lettre de ce mandat, les représentants de l'intérim continuent à nier les spécificités du métier du portage, et veulent obtenir un accord qui créerait un sous intérim et mettrait à mal le portage salarial !


A ce stade des négociations, le SNEPS (Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial) s'indigne en particulier de deux constats.


- Pour le portage : Les salariés portés risquent de voir une dégradation de leur statut, alors que ces négociations devaient au contraire le sécuriser et leur apporter un cadre plus strict. 25 à 30 000 personnes en France bénéficient du statut de portés. Pour une partie il s'agit d'un choix, pour une autre, le portage s'est imposé après s'être vu refusé un CDI. Ces personnes font souvent partie des populations dites « discriminées » à l'embauche ; elles qui avaient trouvé un statut leur permettant d'avoir une activité professionnelle et une sécurité vont voir cette opportunité disparaître.

 

- Pour la branche intérim : Une dérèglementation pure et simple


Au fur et à mesure de ces négociations, la branche intérim cherche à s'affranchir de deux contraintes légales majeures qui la structuraient jusque là : les conditions de recours à l'intérim et la durée maximale des missions.


Une entreprise ne peut avoir recours à l'intérim que dans deux cas précis : accroissement temporaire de son activité ou remplacement temporaire de l'un de ses salariés. C'est l'inverse pour les entreprises qui utilisent le portage et qui elles, recherchent une compétence spécifique ou visent la réalisation d'une mission déterminée.


La question de la durée maximale du contrat en intérim est également remise en question. En effet, un contrat d'intérim ne peut excéder 18 mois. Or, si les agences d'intérim obtiennent le droit de proposer des missions en portage salarial, le risque est grand de voir les donneurs d'ordre faire alterner les statuts afin de s'affranchir de cette contrainte légale.


Ainsi le PRISME (Syndicat patronal de l'intérim) ne prend absolument pas en considération la distinction qui existe entre portage salarial et Intérim et souhaite au final créer un statut hybride que les agences d'intérim pourront proposer à leurs clients.

Cette situation créerait un conflit d'intérêt : en effet, les entreprises de portage salarial sont tournées vers les intérêts de leurs consultants, alors que les entreprises d'intérim s'attachent à privilégier les intérêts de leurs sociétés clientes.


L'OPPS (Observatoire Paritaire du Portage Salarial) qui regroupe le Sneps, la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC, en appelle à une reprise des négociations sur une base assainie, c'est à dire « organiser » et non pas annexer l'activité. Si l'intérim souhaite faire du portage salarial, que cela se fasse dans un cadre approprié au travers de structures dédiées, et respectueuses des bonnes pratiques issues du retour d'expérience des acteurs majeurs de l'activité de portage salarial.


La CGT quant à elle, si elle ne s'inscrit pas directement dans le cadre de l'OPPS, rejoint les positions exprimées par ce communiqué.




Tags : OPPS ; SNEPS ; FENPS  
Par Le blog du Portage Salarial
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 14:45
- Publié dans : Organisation de la profession
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Les nouveaux auto-entrepreneurs se tournent vers le portage salarial.

 

Les entreprises de portage salarial adhérentes à la FeNPS constatent un afflux de personnes sensibilisées par l’auto-entreprenariat et qui finalement se tournent vers le statut de porté. Elles représentent aujourd’hui plus de la moitié des nouveaux salariés portés et se situent essentiellement dans la tranche des 25 à 50 ans.

Ainsi Nathalie G., auto-entrepreneur de la première heure (janvier 09) à Toulouse : « souhaitant commercialiser auprès de particuliers ou d’hôtels des concepts marketing pour de faibles montants sans TVA, le statut d’auto-entrepreneur me permet d’être efficace et simple d’utilisation pour le client. Parallèlement j’exerce une activité de conseil en communication auprès de PME et de grands groupes et là en revanche j’ai du très vite basculer sur le statut de porté. En effet d’une part mes clients refusent des factures sans TVA et d’autre part j’ai réalisé que j’allais très vite atteindre le plafond des 32000 € et donc ne pas pouvoir travailler autant que je le souhaite ».

 

Comme le reconnaît le président de la FeNPS « le statut de l’auto-entrepreneur a le mérite considérable, dans une époque de raréfaction de l’emploi, de stimuler l’individu en lui facilitant un accès ou un retour à l’activité professionnelle. C’est un heureux complément au portage salarial ou au travail indépendant qui représentaient jusque là les seules autres alternatives pour une prise en main de sa carrière ».

 

Aujourd’hui le statut de porté est en voie de reconnaissance par le gouvernement. La Fédération Nationale du Portage Salarial s’est battue pour que le porté soit enfin au coeur des discussions sur la sécurisation du portage salarial et il semblerait qu’elle soit écoutée.


La conséquence de cet engagement est l’arrivée de nouveaux entrepreneurs dans le portage salarial, soucieux de sécuriser leur statut tout en gardant une autonomie dans leur activité.

 

Le portage salarial leur offre des atouts majeurs par rapport à l’auto-entreprenariat :

 

1. Importance du chiffre d’affaires : plus de 2000€nets par mois.
2. La sécurité du statut de salarié: comparable à celle du salarié.
3. Déduction des frais engagés : déterminant selon l’activité.
4. La responsabilité civile assumée par la société de portage.
5. Un accompagnement dans les nombreux aspects incontournables d’une création  d’activité, permettant à l’entrepreneur de se concentrer sur son coeur de métier.

 

Tags : Fe.N.P.S

Par Communiqué de presse de la FeNPS - Juin 2009
Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 12:45
- Publié dans : Organisation de la profession
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Sécuriser le portage salarial sans dumping social : l’engagement et les propositions de la Fédération Nationale du Portage salarial.


C’est au cours de ce mois d’avril que les représentants du Travail temporaire doivent faire des propositions aux organisations de salariés sur le statut du porté. En effet la loi du 25 juin 2008 leur a confié les négociations pour la sécurisation du portage salarial. Cette même loi leur enjoint d’y associer les entreprises du portage et c’est donc dans ce cadre que la FeNPS apporte sa contribution.

Les spécificités de la Fédération, notamment à travers la pratique de nombreux métiers en portage et le grand nombre d’entreprises qu’elle anime (près de la moitié des portés en France), lui ont permis d’élaborer des solutions globales et transversales avec trois points forts :

  1. Un vrai contrat de travail avec code d’activité spécifique appuyé sur une convention collective distincte : il n’est pas question d’un statut précaire, proche de l’indépendant.
  2. Un cadre juridique sécurisant ouvrant le portage au plus grand nombre : au-delà des professions intellectuelles, il n’est pas question d’exclure du portage les très nombreux autres métiers qui bénéficient des avantages du statut depuis une dizaine d’année.
  3. Une réglementation protégeant avant tout le salarié porté et encadrant clairement les cas de recours au portage : il n’est pas question de fragiliser le droit du travail en créant un sous-statut de salarié dont pourraient abuser les employeurs.

La FeNPS a élaboré un  projet de convention collective incluant et détaillant ces points. Elle se propose de le présenter à l’ensemble des partenaires concernés dans le cadre des discussions en cours.

Et dans le contexte d’une situation économique difficile, il est important de rappeler que le portage salarial est une solution qui a fait ses preuves pour le retour à l’emploi de populations fragilisées comme les seniors et les femmes souhaitant retravailler. C’est également une formidable opportunité pour les jeunes qui veulent tester leurs capacités alors que le marché de l’emploi ne leur en laisse pas la possibilité.


Tags : Fe.N.P.S

Par Communiqué de presse de la FeNPS - Avril 2009
Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 12:16
- Publié dans : Organisation de la profession
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La création du statut de l’auto-entrepreneur est pour la FeNPS un encouragement à la promotion des nouvelles formes de travail comme le portage salarial.

 

 

Au moment où le Salon de l’Entrepreneur ouvre ses portes, la Fédération Nationale du Portage Salarial salue la création du nouveau statut d’auto-entrepreneur. En effet, l’engouement qu’il suscite prouve qu’il y a une attente considérable de solutions souples et simples pour accéder ou revenir au marché de l’emploi.

 

C’est le combat que la Fédération mène depuis de nombreuses années, aussi met-elle son expertise à la disposition de ces nouveaux candidats à l’entreprenariat.

 

Aujourd’hui, en soulignant la complémentarité des deux statuts, elle rappelle quelques atouts du portage salarial :

 

• Pas de limitation de chiffre d’affaires, souplesse nécessaire pour les activités visant plus de 2 000 Euros nets par mois.

 

• La possibilité de déduire les frais engagés, avantage qui peut être déterminant si ces frais sont importants,

 

• Un accompagnement dans les nombreux aspects incontournables d’une création d’activité, permettant à l’entrepreneur de se concentrer sur son coeur de métier,

 

• Pas de risque sur les biens personnels de l’entrepreneur, la responsabilité civile étant assumée par la société de portage.

 

• Une couverture sociale élargie, comparable à celle du salarié.

 

Le porté étant plus que jamais au coeur des préoccupations de la société de portage, la FeNPS insiste sur son rôle essentiel d’accompagnement. Ce statut permet à l’entrepreneur de ne pas être confronté à la gestion de sa comptabilité commerciale ou aux délais de paiements qui s’allongent, d’être assuré que les déclarations seront réalisées dans les délais impartis, et de n’avoir aucun investissement à réaliser pour sa protection sociale ou juridique.



 
Tags : Fe.N.P.S

Par Communiqué de presse de la FeNPS - Février 2009
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 11:52
- Publié dans : Organisation de la profession
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Deux nouveaux adhérents viennent d'être acceptés par le Conseil d'Administration de la FeNPS le 16 décembre dernier. Cela porte à 44 le nombre de sociétés de portage adhérentes à la Fédération, qui accueille dorénavant plus de 50% des salariés sur ce marché.

En 2008, la Fédération a ainsi vu la rejoindre 11 nouvelles entreprises et cette dynamique se poursuit avec 2 nouvelles adhésions qui seront soumises à l'homologation du Conseil d'Administration au mois de janvier prochain, ainsi que 3 dossiers de candidatures en cours de validation. En effet, la Fédération est particulièrement attentive à la démarche de qualité et à la déontologie de ses adhérents, et toute candidature à la FeNPS est soumise à une procédure précise en application de sa "Charte Ethique", avant d'être homologuée par le Conseil d'Administration.
Le président de la Fédération, Baudouin des Courtils, explique cet afflux record par une adhésion forte des protagonistes aux valeurs que défend la fédération ainsi qu'à ses prises de position dans le débat actuel sur la législation de la profession.

La première préoccupation pour la Fédération reste en effet le porté à qui elle veut offrir une réelle sécurité, aussi bien sur son statut et sa protection sociale, que sur les autres enjeux de ses activités.

Parallèlement elle se bat pour sécuriser et encadrer clairement le fonctionnement des entreprises de portage salarial ne cesse d'être leur porte parole auprès des pouvoirs publics comme des partenaires sociaux.
Les négociations en cours, sous contrôle du gouvernement, vont faire de l'année 2009 une année décisive pour l'avenir du portage salarial. La Fédération Nationale du Portage Salarial, confortée par le soutien de sociétés de plus en plus nombreuses, a plus que jamais la volonté de convaincre ses interlocuteurs du bien fondé de ses propositions : forte de son expérience exclusive de nombreux métiers pratiqués en portage salarial, elle a élaboré des solutions globales et cohérentes pour sécuriser tous les acteurs de ce marché, tout en ouvrant au plus grand nombre ce statut innovant et ses nombreux avantages.



Tags : Fe.N.P.S

Par Communiqué de presse de la Fenps - Janvier 2009
Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /2009 11:25
- Publié dans : Organisation de la profession
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